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René GÉNIN

Major à l’entrée de Saint-Cyr en 1918, René Génin choisit l’infanterie coloniale et sert en Syrie entre 1921 et 1923 et au Maroc lors de la guerre du Rif. Lieutenant de méharistes, puis capitaine en 1930, il est affecté de nouveau en Syrie, de 1935 à 1938, en qualité de collaborateur du lieutenant-colonel de Larminat, à l’État major des troupes du Levant.

En septembre 1939, il est chef de bataillon en poste au 2ème Bureau du Grand Quartier Général dans le Loiret. Dès le 13 juin 1940, dans une lettre à sa femme, il affirme sa conviction que la guerre n’est pas perdue par la France. Néanmoins, en raison de sa bonne connaissance de la langue allemande, il est affecté à la Commission d’armistice dont il prend congé dans son refus de la défaite.

Ainsi, en janvier 1941, rejoint-il les FFL (Forces Françaises Libres) au Cameroun. Lors de son arrivée à Brazzaville, le 5 janvier, Génin, désormais lieutenant-colonel, retrouve le général de Larminat. Souhaitant s’engager dans le combat, il est envoyé en Erythrée en qualité de chef d’État major de la Brigade d’Orient.

Commandant la 1ère Brigade coloniale de la 1ère Division légère française libre (DLFL), il est tué d’une balle dans le cœur, le 17 juin 1941, alors qu’il tentait d’arracher le village d’Ezraa, en Syrie, aux troupes vichystes. Il devient Compagnon de la Libération par décret du 30 mars 1944.