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discours_Phnom-Penh

Discours de Phnom Penh du 1er septembre 1966

D’une part, la reconnaissance de la République Populaire de Chine pour le général de Gaulle traduit que la France et la Chine sont devenues indépendantes respectivement des Etats-Unis et de l’URSS. La décision française provoque d’ailleurs le mécontentement des Etats-Unis, qui considèrent qu’elle nuit aux intérêts du monde occidental. C’est ce que craint également le président de la République des Philippines, Diosdado Macapagal, comme il le confie dans une lettre adressée à de Gaulle le 22 janvier 1964. Dans sa réponse datée du 7 février, le président français estime au contraire que la décision qu’il a prise « loin d’être préjudiciable aux intérêts du monde libre, est de nature à les servir ».

D’autre part, pour de Gaulle, « le rétablissement des relations avec la Chine, c’est le retour de la France en Asie. C’est-à-dire que nous allons tourner la page coloniale, celles des concessions en Chine comme celle de l’Indochine française ». Or les autorités américaines considèrent cette décision comme une provocation de plus de la part du général de Gaulle, notoirement opposé à l’intervention au Vietnam. Dans un discours prononcé à Phnom Penh, au Cambodge, le 1er septembre 1966, le président français condamne justement la guerre menée par les Américains au Vietnam et insiste sur la menace qui en résulte pour la paix du monde.

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Discours du général de Gaulle au stade de Phnom-Penh devant 80 000 personnes, le 1er septembre 1966