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S’engager dans la France Libre : documents personnels de René Génin, Compagnon de la Libération

Grâce à l’accord de Madame Marie-Clothilde Génin-Jacquey, des documents provenant du fonds René Génin, conservés à la Fondation Charles de Gaulle, sont mis en ligne dans l’espace pédagogique.

Parmi ces documents, on trouve :

– la lettre du 13 juin 1940 à sa femme

Dans cette lettre, René Génin, alors lieutenant-colonel et chef de bataillon au 2ème Bureau du Grand Quartier Général dans le Loiret, fait part à son épouse de sa conviction que la guerre n’est pas perdue par la France, et de son intention de s’engager dans l’armée anglaise s’il ne peut demeurer au sein de l’armée française.

– la conférence de presse improvisée à son arrivée à Douala le 1er janvier 1941

– la conférence de presse de Bangui du 21 janvier 1941

Après avoir obtenu congé auprès de la Commission d’armistice, René Génin choisit de s’engager pour le compte de la France Libre et souhaite gagner l’Afrique, fort de sa carrière d’officier d’infanterie coloniale. Il gagne le Cameroun le 1er janvier 1941 avant de se rendre à Brazzaville auprès du général de Larminat qu’il a connu au Levant dans les années 1930. Lors de ces conférences de presse – il en prononce également à Brazzaville, Khartoum et Qastina – il laisse entendre sa condamnation de l’armistice et son engagement auprès du général de Gaulle.

– un devoir du 12 avril 1916 sur l’éducation de la volonté

– un devoir du 6 janvier 1918, sur l’obéissance

En classe de philosophie, alors qu’il n’a que 16 ans, René Génin rédige un devoir sur l’éducation de la volonté dans lequel il explique notamment que « la première condition pour former sa volonté, c’est de savoir ce qu’il faut vouloir et de ne pas rester perpétuellement hésitant… La délibération faite, il reste à prendre la résolution et à pratiquer l’exécution ». Deux ans plus tard, en classe préparatoire à Saint-Cyr, il réfléchit sur l’obéissance. « L’homme n’est pas une machine », écrit-il. Ces deux devoirs trouvent une résonance particulière dans les choix et le parcours opérés par René Génin pendant la Seconde Guerre mondiale.